Labels et Pactes anti-gaspillage pour le monde de demain

Devenue la bête noire des gouvernements et de bon nombre d’organismes publics, la lutte contre le gaspillage alimentaire se fraie petit à petit un chemin. Ainsi, des systèmes et des mesures anti-gaspillage voient le jour depuis plusieurs années déjà en France. Pacte national et autres labels se développent dans une démarche anti-gaspillage toujours plus innovante. Ils appellent à une prise de conscience à tous les niveaux de production et d’utilisation de nos ressources alimentaires. Pagachey vous résume comment ces différents acteurs s’arment aujourd’hui contre le gaspillage alimentaire.

Retour sur les origines du gaspillage alimentaire

L’alimentation est depuis toujours une préoccupation majeure. Se nourrir est bien évidemment un besoin vital pour l’être humain. Suite à cette nécessité apparaît une nouvelle forme de comportement alimentaire : le gaspillage. Selon la FAO, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, le gaspillage alimentaire se définit comme : « la diminution de la quantité ou de la qualité des aliments résultant des décisions et des mesures prises par les commerçants, les fournisseurs de services de restauration et les consommateurs ».

Plus ancien qu’on le croit

Le gaspillage alimentaire n’est pas un comportement si récent. La chercheure Felicitas Schneider, de l’Institute of Waste Management de Vienne, étudie son histoire. Les premiers faits attestés de gaspillage dateraient de l’Antiquité. Par exemple, dans la Grèce Antique, un mélange d’eau, d’argile et de pain était utilisés pour se laver les mains. Le pain était ensuite jeté et donc gaspillé. Plusieurs autres anecdotes sont détaillées par la chercheure, de l’Europe du Moyen-Âge à la Chine du IIème siècle. Finalement, Felicitas Schneider précise que le gaspillage évoluait principalement selon les modes de conservations, l’aspect religieux et le système social de l’époque.

Aujourd’hui, selon estimé par la FAO, ce sont 1,3 milliard de tonnes de denrées alimentaires perdues chaque année dans le monde. Ceci représente 1/3 du total alimentaire annuel produit pour la consommation humaine. Ces pertes permettraient de subvenir aux besoins alimentaires pendant un an des continents Européen, Africain et Américain.

Pourquoi de telles pertes ?

Différentes raisons expliquent une telle ampleur du gaspillage alimentaire dans notre société actuelle. Selon la Fondation Louis Bonduelle, plusieurs facteurs entrent en jeu : la modernisation, la globalisation, l’industrialisation, l’urbanisation… Tous ces changements survenus dans nos modes de vie changent notre rapport à la nourriture. En effet, celle-ci est devenue facilement disponible et abondante. Le chemin qu’elle emprunte du champ jusqu’à notre assiette nous est aujourd’hui devenu inconnu. Nous nous sommes éloignés du monde agricole et du comment de la production alimentaire. Il y a cependant quelques années, les foyers faisaient partie intégrante de cette chaîne.

L’expansion d’une consommation rapide, abordable et luxuriante entraîne des achats souvent inutiles. La perte est favorisée et la nourriture devient plus facilement jetable. La demande accrue de viande, volaille et poisson contribue également au gaspillage. Ce sont effectivement des produits qui se détériorent rapidement.

Comment s’organise le gaspillage alimentaire ?

D’après une étude de l’ADEME, l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie, en France, les pertes et le gaspillage se répartissent ainsi :

  • 32 % en phase de production
  • 21 % en phase de transformation
  • 14 % en phase de distribution
  • 33 % en phase de consommation

Hémisphère Nord ou hémisphère Sud, le gaspillage alimentaire est présent partout. Seulement, celui-ci se retrouve à différentes étapes de la chaîne de production selon la région du monde. Dans les pays développés, la perte est plus importante au niveau des consommateurs. À l’inverse, dans les pays en développement, elle est plus conséquente en début des chaînes de production.

Des enjeux présents et futurs

Finalement, quelles sont les conséquences du gaspillage ?

Le gaspillage alimentaire représente une perte de ressource en eau et de surfaces agricoles considérables. Par exemple, chaque année l’équivalent de trois fois le lac Léman en eau est utilisé pour des cultures qui seront jetées dans le futur. Mais c’est aussi une forte émission de pollution liée à la production et à la destruction des aliments. Enfin, d’après ADEME, celui-ci représente un coût de 16 milliards d’euros annuels, soit 240 euros par an et par personne en France (rapport de mai 2016).

On sait de plus que la famine est en hausse. Elle touche plus de 800 millions de personnes dans le monde. Une gestion alimentaire réfléchie aurait un impact sur les aides alimentaires internationales et nationales. Elle permettrait de favoriser les dons aux organisations d’aide pour les plus démunis. Et plus spécifiquement, de contribuer à la qualité et à la baisse des prix des denrées alimentaires pour tous.

Agir contre le gaspillage alimentaire devient de plus en plus fondamental pour une société en croissance constante dans un milieu fini, notre planète Terre. Sera-t-il possible de nourrir la totalité du globe à ce rythme ? La réponse est non. Aujourd’hui déjà, notre système de gestion alimentaire montre ses limites.

Le gaspillage alimentaire est donc un problème réel avec des conséquences sociales, économiques et environnementales. Il concerne toutes les sphères de la production alimentaire : producteurs, transformateurs, distributeurs, jusqu’aux consommateurs. Une prise de conscience sur l’importance d’une bonne gestion de notre chaîne alimentaire devient primordiale.

Pactes et labels oeuvrant pour la réduction du gaspillage

Une France anti-gaspillage

Entrons maintenant dans le vif du sujet : Quelles sont les mesures anti-gaspillage prisent actuellement ? La naissance de labels et d’actions anti-gaspillage sont aujourd’hui la conclusion d’années de confrontation face à un réel problème alimentaire.

Pacte national contre le gaspillage alimentaire

La France commence à agir en juin 2013 avec l’élaboration du Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire. Renouvelé en 2017, plusieurs mesures intègrent ce pacte qui vise à réduire d’ici à 2025 de moitié le gaspillage sur le territoire français. L’intégralité du pacte est visible sur le site du Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. L’année 2013 voit également la création de la première journée nationale dédiée à cette lutte : le 16 octobre.

Une législation française anti-gaspillage

En 2016 est signée la loi relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire, ou loi Garot. La création de cette nouvelle loi implique surtout deux mesures fondamentales, comme précisé sur le site du Ministère de la Transition Écologique :

  •  L’obligation pour les magasins alimentaires de plus de 400 m2 de proposer une convention de don à des associations pour la reprise de leurs invendus alimentaires encore consommables
  • L’interdiction pour les distributeurs alimentaires de rendre impropres à la consommation des invendus encore consommables

Ce nouveau texte veut également renforcer la sensibilisation et la prévention anti-gaspillage. Les retombées de cette loi ne se font pas attendre et le nombre de repas dans les systèmes associatifs augmentent fortement.

Plus tard, en 2018, le gouvernement français continue son combat et émet une loi anti-gaspi « pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine et durable ». Cette loi veut amplifier les mesures déjà mises en place en 2016 à la restauration collective et à l’industrie agro-alimentaire ; deux autres secteurs où le gaspillage alimentaire est très présent.  

La loi anti-gaspillage pour une économie circulaire

Cette loi contre le gaspillage promulguée en février 2020 est la dernière action en date du gouvernement. Celle-ci s’inscrit dans la charte de l’environnement de 2004. Ses grands enjeux sont : réduire des déchets, éliminer définitivement le plastique jetable, sensibiliser les consommateurs, lutter contre les dépôts sauvages et enfin, agir durablement contre le gaspillage alimentaire.

Cette loi veut renforcer les mesures et les sanctions prises lors du Pacte national contre le gaspillage alimentaire. Elle favorise la vente en vrac, interdit la destruction des invendus alimentaires et autorise, après le 1er janvier 2021, d’apporter ses propres contenants pour faire ses courses.

Cette dernière action législative divise quelque peu. En effet, certains attendent plus du gouvernement : alternatives concrètes aux emballages jetables, développement des consignes… Ou comme l’annonce WWF France qui « regrette l’occasion manquée de sortir de la société du tout-jetable » et trouve que la loi n’est pas complète. Mais l’État décide de laisser l’opportunité aux entreprises d’agir sans pression législative et décide de rouvrir le sujet en 2023.

Les mesures anti-gaspillage en Europe

De part ses actions, l’État français se positionne fortement envers des solutions et des mesures anti-gaspillage à tous les niveaux. Le gouvernement annonce faire de la lutte contre le gaspillage alimentaire un de ses combats phares notamment au sein « des écoles, des restaurateurs et des distributeurs ». La France devient alors légalement pionnière dans ce combat en Europe, mais aussi dans le monde.

D’ailleurs, en Europe, que se passe-t-il ? Quelles sont les actions mises en place par nos voisins ?

Le Pack économie circulaire

Selon la Commission européenne, ce ne serait pas moins de 20 % de la production alimentaire qui serait perdue ou jetée sur tout le continent européen. Face à de tels enjeux, l’Union européenne commence pleinement à agir en 2015 avec la mise en place d’un premier Pack économie circulaire. Ce plan d’action vise à promouvoir une croissance économique durable par l’installation de 54 mesures.

Le gaspillage alimentaire est un des enjeux primordiaux de ce nouveau plan. En effet, il fait partie des 10 principaux indicateurs de la mise en place de l’économie circulaire dans les différents États membres.

Un Parlement européen anti-gaspi

En 2017, le Parlement européen s’exprime en faveur de l’anti-gaspillage et adopte un texte nommé « Paquet déchets ». Celui-ci veut encourager les États membres de l’Union européenne à agir légalement contre le gaspillage alimentaire. Le parlement préconise un panel d’actions : encourager le don alimentaire, hiérarchiser la valorisation des déchets et éviter les pertes, sensibiliser les consommateurs, modifier les tarifications alimentaires en fonction des dates de péremption.

Plus tard, dans la même année, le Parlement européen propose une nouvelle mesure qui vise à réduire de 50 % les aliments jetés d’ici à 2030. Celle-ci arrive en renfort du « Paquet déchets » adopté ultérieurement. Il appelle également les États membres à agir pour clarifier les systèmes d’étiquetages des aliments. 

La députée croate Biljana Borzan s’exprime à la suite de l’adoption de cette mesure et affirme qu’ « une réponse coordonnée » des différents pays est primordiale pour agir et que l’Europe a « l’obligation morale et politique de réduire les énormes quantités de denrées alimentaires gaspillées ».

Les actions récentes de l’Europe

En 2019, l’Europe s’accorde également sur la mise en place d’un nouveau système d’évaluation du gaspillage alimentaire. Jusqu’alors, chaque pays utilisait ses propres indicateurs. Ce dispositif permettra ainsi d’harmoniser les données de chacun des États membres. Ils devront faire part de leurs premières données de référence cette année et des données finales d’ici mi-2022.

L’Union européenne encourage donc les pays membres à des actions anti-gaspillage. Cependant, on lui reproche l’absence de mesures fortes et concrètes. En mars 2020, un nouveau Plan d’action sur l’économie circulaire voit le jour. Il suit la même optique du Pack économie circulaire de 2015 mais se veut plus ambitieux.

Comme l’annonçait Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission européenne, lors d’un communiqué de presse : « Le gaspillage alimentaire est inacceptable dans un monde où des millions de personnes souffrent encore de la faim et où nos ressources naturelles […] se raréfient ».

La lutte contre le gaspillage alimentaire chez nos voisins européens

Italie

En 2016, l’Italie vote une loi contre le gaspillage alimentaire, peu de temps après celle adoptée en France. Celle-ci veut faciliter le don d’aliments par les agriculteurs, commerçants et industriels en échange d’allègements fiscaux. Elle prévoit également de sensibiliser la population aux enjeux du gaspillage alimentaire. “Cette loi confirme que l’Italie est en première ligne de la lutte contre le gaspillage alimentaire” commentait le ministre italien de l’Agriculture Maurizio Martina. C’est aujourd’hui le pays d’Europe avec le moins de déchets alimentaires par an et par habitant.

Espagne

La mise en place de mesures durables pour la réduction du gaspillage alimentaire est ralentie en Espagne. Une stratégie nationale « más alimento, menos desperdicio » (plus d’aliment, moins de gaspillage) a été mise en place de 2017 à 2020. Ce programme cherche à sensibiliser le consommateur sur l’importance de ne pas jeter et « d’établir des marques de collaboration stables avec les ONG, banques alimentaires, associations de consommateurs et d’autres ». Un appel pour une prise de mesures législatives concrètes de la part de l’État a été lancé.

Allemagne

En 2019, un Plan national d’action anti-gaspillage alimentaire a été adopté par le gouvernement allemand. Celui-ci prévoit de diviser de moitié ses déchets d’ici à 2030. Le plan d’action prévoit également la prise de mesures de sensibilisation et l’adaptation des portions alimentaires dans les restaurants et cantines scolaires. Le gouvernement s’annonce prêt à investir plusieurs millions d’euros dans la lutte anti-gaspillage.

Danemark

L’action danoise anti-gaspillage est déjà bien avancée. Un Plan national est lancé par le gouvernement en 2011 et beaucoup d’initiatives anti-gaspi sont valorisées par l’État. Les supermarchés WeFood revendent les produits dédaignés des grandes enseignes à bas prix. Des applications mobiles de mise en relation des consommateurs avec les producteurs pour revendre les invendus existent depuis 2015 et s’utilisent très bien. Un modèle à suivre.

Suisse

Un plan d’action anti-gaspillage est en cours de préparation et le pays s’est engagé à diviser par deux son gaspillage d’ici 2030. Des campagnes d’éducation pour freiner le problème « Save food, fight waste » se sont lancées. Mais les actions actuelles sont surtout de l’ordre privé.

Belgique

Plusieurs initiatives sont mises en place, surtout à Bruxelles, pilier européen. « GoodFood », une stratégie de développement alimentaire durable, s’est développée dans la capitale. Les supermarchés ont l’obligation de faire don des invendus depuis presque une dizaine d’années déjà. La Flandre met également en place des partenariats entre entreprises publics et privées pour réduire le gaspillage. En Wallonie, un plan d’action s’est concrétisé et cherche à diminuer le gaspillage sur tous les niveaux de la chaîne alimentaire.

Initiative antigaspi GoodFood en Belgique
Initiative antigaspi GoodFood en Belgique

Pays-Bas

Dernièrement, les Pays-Bas étaient assez mal placés dans la lutte anti-gaspillage. Mais des initiatives diverses inversent la situation : sensibiliser, revendre les invendus alimentaires… Un collectif nommé « Food Circle » se crée pour regrouper l’ensemble de ces actions et leur donner plus de poids. Un Plan national voit le jour pour agir face à la situation et prévoit de diviser par deux les déchets alimentaires d’ici 2030.

Les Labels : gages d’actions anti-gaspillage

L’utilisation de labels attestent du suivi d’une charte éco-responsable et durable des entreprises, restaurateurs, producteurs ou distributeurs. En tant que client, il est alors possible d’orienter nos choix de consommation. Voici ci-dessous quelques-uns des labels les plus connus que vous pourriez apercevoir. 

Framheim          

Entreprise Sociale et Solidaire créée par deux français à la recherche de solutions anti-gaspillage pour la planète. Framheim offre un accompagnement auprès des restaurateurs pour la réduction et la gestion de leurs déchets. L’entreprise atteste aussi depuis peu de l’engagement des restaurants dans la lutte contre le gaspillage par l’attribution d’un label « Engagé Anti-Gaspi ». Plus de 50 commerces en France sont aujourd’hui labellisés Framheim.

Care Eat

L’entreprise Care Eat propose une aide auprès des commerces de proximité et restaurateurs qui décident de changer leur gestion des déchets. Le label anti-gaspillage « Care Eat » atteste d’un engagement éco-responsable et possède trois niveaux de labellisation attribués en fonction des actions mises en place par l’établissement. Un annuaire en ligne permet la recherche rapide des commerces labellisés proche de chez vous. Care Eat a aussi mis en ligne une application mobile pour permettre aux commerçants de redistribuer leurs invendus : « Bon App’Ethic ».

ÉcoTable

ÉcoTable propose d’accompagner les restaurateurs qui décident de se tourner vers une gestion plus durable et vers une démarche écoresponsable. L’entreprise délivre un label « ÉcoTable » avec trois niveaux différents d’engagements. La prise de mesures anti-gaspillage fait partie intégrante des critères pour obtenir le label. Une association a été créée et regroupe tous les acteurs de la restauration, du producteur au client, pour valoriser les échanges et la prise d’information.

Green Food

Green Food est un label écoresponsable dédié aux restaurants qui souhaitent se tourner vers une autre façon de faire. Leur site internet recense les différents établissements engagés. Ceux-ci suivent une charte précise qui implique une réduction et une valorisation des déchets. 

Pour nourrir demain

Tout commence en 2015 quand Marion Mashhady et Sylvain Zaffaroni s’associent et créent HappyFeed. Leur objectif : « transformer positivement les entreprises agroalimentaires françaises ». En 2017, ils lancent le label « Pour nourrir demain » qui reflète leurs actions et leurs enjeux pour mettre en avant la qualité de produits engagés. Ce label atteste d’une production française, d’ingrédients Bio, clean et d’un emballage écoresponsable.

Lucie

Le groupe Lucie aide les entreprises et les organisations à se former et s’engager à un développement et une croissance durable. Il attribue un label « Lucie 26000 » qui se fonde sur la norme internationale Iso26000. Cette norme de responsabilité sociétale atteste que les entreprises s’engagent dans une démarche de développement durable et socialement responsable. Ces entreprises doivent rendre compte d’une gestion alimentaire anti-gaspillage pour obtenir le label.

EnVol

Le label « EnVol » s’attribue aux PME et TPE de moins de 50 collaborateurs qui s’engagent pour l’environnement. Il se délivre sur 5 ans et l’entreprise s’engage pendant ce laps de temps à la mise en œuvre et le suivi d’un plan d’action pour maîtriser son impact environnemental.

Les Gueules Cassées

Créé par l’entreprise Sol et Fruit en 2014, le label alimentaire « Les Gueules Cassées » valorise les fruits et légumes moches qui jetés en temps normal. Le label rencontre un réel succès, et permet la vente de produits habituellement abandonnés 30% moins cher. Ils travaillent aujourd’hui avec une centaine de producteurs sur tout le territoire français.

Et un label officiel ?

Il n’existe pas encore de label antigaspi officiel français qui atteste d’actions anti-gaspillage suivies par les entreprises ou les organisations, si ce n’est un pacte. Cela reste encore en suspens et s’inclurait au nouveau projet de loi anti-gaspillage. En tout cas, c’est envisagé !

À côté de toutes ces actions à plus grande échelle se développent des initiatives autonomes dans toute la France. Des épiceries “Nous Anti-Gaspi” écoresponsables qui remettent à la vente les produits qui ne correspondent pas aux normes alimentaires actuelles. Certaines associations également comme “Les Frigos Solidaires ” qui luttent contre le gaspillage alimentaire par la disposition de frigos libre d’accès.

Ajoutons pour finir, que Pagachey agit contre le gaspillage alimentaire par l’échange d’aliments entre particuliers. C’est une bonne option pour ne pas jeter ce qu’il vous reste sur les bras. Pensez-y et faites un tour dans la rubrique dédiée au partage !