Comment fertiliser son jardin avec ses déchets alimentaires ?

Les déchets organiques, ou biodéchets, représentent un tiers de nos ordures ménagères. Recycler nos déchets signifie alors aussi recycler nos biodéchets. Et s’il existait une méthode permettant à la fois de réduire nos déchets, mais également de fertiliser notre jardin ? Oui vous avez mis le doigt sur une solution miracle mais non vous n’êtes pas en train de lire une arnaque sur Internet. Ici, on parle compost !

Dans cet article, on se concentrera notamment sur les déchets de cuisine, c’est-à-dire les épluchures, les fruits et les légumes abîmés, les fanes de légumes, les pains, le marc de café, etc. Quels déchets peuvent être valorisés et comment ? Peut-on les utiliser pour fertiliser notre jardin ?

Comment utiliser ses déchets de cuisine ?

Pour utiliser ses déchets de cuisine, plusieurs techniques sont à votre disposition. La plus connue étant le compost. Celui-ci peut être commun à votre immeuble si vous vivez en appartement. On peut aussi avoir recours au lombricompostage dans ce cas. Ce dernier suivant la même démarche que le compost, mais en utilisant des vers de terre. Comment ça marche ?

Le compost domestique

Le processus du compostage

En présence d’eau et d’oxygène, vos déchets de cuisine vont être naturellement dégradés par des micro-organismes (bactéries, champignons…) ou d’autres organismes plus grand (vers de terre, insectes…). À terme, on obtient le produit de cette dégradation que l’on appelle le compost mûr. À l’inverse de vos déchets de cuisine qui peuvent avec le temps dégager une odeur désagréable, le compost mûr se reconnaît à sa couleur sombre et son odeur caractéristique de terre.

Bien que ce processus se produise naturellement, quelques règles simples sont à respecter pour que celui-ci se déroule pour le mieux. Nous allons voir qu’il est important de bien mélanger ses déchets, de bien aérer le mélange de votre compost et enfin d’en surveiller l’humidité.

Que peut-on composter ?

Tant que vos déchets de cuisine sont organiques, c’est-à-dire vivant ou issue d’un être vivant comme les épluchures, coquilles d’œuf, marc de café, filtre en papier, reste de fruits et légumes… ils sont compostables ! Seuls les éléments tels que vos emballages plastiques, tissus synthétiques ou encore morceaux de verre et métal pourront être ajoutés à votre compost.

Attention cependant à quelques éléments :

  • Il est préférable de broyer les éléments solides tels que les os, coquilles ou trognons très ligneux afin d’en faciliter la dégradation.
  • Certaines graines (tomates, potirons…) peuvent résister au compost et germer en son sein.
  • Contrairement aux idées reçues, la viande peut être compostée. Il est simplement préférable de la couper en petits morceaux afin qu’elle n’attire pas la venue d’animaux charognards dans votre compost.
  • Les coquilles d’œufs ou coquillages ne se décomposent pas. Cependant, leur présence n’est pas néfaste au compost. Au contraire, leur usure va apporter des minéraux et leurs formes va améliorer l’aération du compost.

Quelques principes pour votre compost

Un bon compost est un compost riche de diversité !

Afin d’obtenir un compost mûr de qualité, il est important de mélanger certains types de déchets. Heureusement, il suffit seulement de les mélanger à des déchets verts (feuilles, branches, racines). En effet, les déchets de cuisine sont plutôt azotés. Ils se dégradent rapidement, sont humides et fins. Ainsi, ils se tassent facilement et ne laissent pas passer l’air. Les déchets verts sont tous l’inverse. Ils sont plutôt carbonés, se dégradant donc difficilement, secs et grossiers, ce qui crée de l’aération dans votre compost.

Un bon compost est un compost aéré !

L’aération du compost est essentielle. Pour cela, il convient soit d’ajouter des éléments grossiers, tels que des déchets verts, soit de réaliser simplement soi-même un brassage. Ce brassage est particulièrement important au début du compostage, au moment où l’activité des micro-organismes est la plus importante. À la suite de quoi un brassage régulier tous les 1 à 2 mois suffira. Attention cependant à ne pas ajouter trop de déchets verts. En effet, une importante aération de votre compost risque de l’assécher.

Un bon compost est un compost humide !

Comme pour l’aération, ni trop, ni trop peu ! En effet, si le compost est trop humide, la circulation de l’air est ralentie, et la dégradation des déchets de cuisine également. Pour savoir si le compost est trop humide, il existe 2 solutions. Soit une odeur désagréable s’en dégage, soit du liquide en sort lorsqu’on le presse dans sa main. Dans ce cas, il convient d’étendre son compost quelques heures au soleil ou de le mélanger avec de la terre sèche. À l’inverse, lorsque l’humidité devient trop faible, les déchets sèchent et les micro-organismes meurent. Le processus de dégradation des déchets de cuisine cesse. Dans ce cas, il suffira d’ajouter un peu d’eau au compost pour le faire repartir.

Comment utiliser son compost ?

Le compost mûr, obtenu au bout de quelques mois (2 à 12), se caractérise par une couleur sombre, une agréable odeur de terre et une texture friable. De plus, les déchets placés initialement dans le compost ne sont plus identifiables à ce stade dans le compost mûr. Une astuce pour vérifier que le compost est suffisamment mûr consiste à en prélever un échantillon dans lequel on incorpore des graines de cresson. Si celles-ci germent correctement, alors le compost est mûr.

Si le compost peut s’utiliser avant d’être mûr pour des arbres ou cultures avancées, il peut être dangereux pour de jeunes plantes de l’incorporer trop tôt dans la terre.

Ciblez son bon emploi

Le compost arrivé à maturité peut être utilisé de deux façons, en tant qu’amendement organique (ajouter à un sol) ou en tant que support de culture (milieu dans lequel la plante se développe). Le premier va améliorer la qualité de votre sol : plus de matière organique, plus de rétention d’eau et de porosité. Dans ce cas, on l’épand modérément au sol, entre 1 et 5 L par m² avant de l’incorporer superficiellement au sol par binage sur 5 à 15 cm. On utilisera alors une houe, une binette ou encore une bineuse. La nature de votre sol est à prendre en compte. Un sol léger ou sableux aura par exemple besoin de davantage de compost qu’un sol plus lourd.

Si vous souhaitez l’utiliser comme support de culture, pour améliorer la croissance de vos plantes ainsi que le développement de leur système racinaire, il vous faudra préparer un terreau, c’est-à-dire un mélange de terre et de compost. En effet, il est très important de ne pas planter dans le compost pur. Bien que certaines plantes telles que les tomates ou les potirons puissent s’en accommoder, ce n’est pas le cas de la majorité des plantes.

Quelques consignes d’utilisation

Il est pratique de tamiser le compost pour l’affiner et faciliter son utilisation. Pour cela, un simple grillage suffit.

Spécificités par période et par végétal

Le compost ne s’utilise pas de la même façon selon la saison. L’automne et l’hiver, on le dépose en surface et on l’incorpore légèrement au sol. Au printemps, on le place entre les rangs de légumes puis l’on paille par-dessus. Enfin, on peut l’utiliser toute l’année dans les trous de plantation tant qu’il n’est pas mis au contact direct des plantes. L’idée est que ce soient les racines qui trouvent ces zones riches en nutriments.

Comme pour le reste, la quantité de compost utilisé dépend également de la plante cultivée. Certaines plantes sont dites à fort besoin et peuvent ainsi supporter un apport de 3 à 5 kg/m²/an de compost. On retrouve dans cette catégorie les cucurbitacées (concombre, cornichon, courgette…), les solanacées (tomate, poivron, pomme de terre…) mais aussi les artichauts, le céleri ou le maïs. D’autres plantes ont des besoins plus modérés avec 1 à 3 kg/m²/an. Cela concerne les carottes, les haricots, les petits pois, les betteraves, les laitues, etc. Enfin, certaines plantes peuvent tout à fait se passer de compost. Ces plantes à faibles besoins sont représentées par l’ail, les oignons, les échalotes, les radis, les fèves, etc.

Les arbres fruitiers s’accommodent de 3 à 5 km/m²/an ou 2 à 3 s’il s’agit d’arbustes. À la plantation, vous pouvez incorporer 20 % de compost au trou de plantation.

Autres utilisations possibles

Vous pouvez également utiliser le compost pour votre jardin d’agrément. Chaque printemps, vous apporterez ainsi 1 à 2 kg/m² de compost pour votre pelouse. Celui-ci devra être tassé finement afin de se répartir entre les brins d’herbe. Lors de l’installation de la pelouse, vous pouvez incorporer aux dix premiers centimètres du sol 8 à 10 kg/m² de compost avant de semer. Pour installer un massif floral, vous pourrez cette fois incorporer 5 à 8 kg/m² de compost aux quinze premiers centimètres de votre sol.

Enfin, en jardinière, un mélange composé d’un tiers de compost, sable et terre sera l’idéal. Si vous réutilisez vos jardinières d’une année sur l’autre, vous pourrez rajouter jusqu’à 20 % de compost au substrat.

Conclusion sur ce véritable écosystème

Vous l’aurez compris, un compost est un véritable écosystème. Et comme tous les écosystèmes, il a besoin d’un certain équilibre pour se développer. Les 3 éléments à surveiller pour maintenir cet équilibre sont donc la diversité des éléments de votre compost, son aération et son humidité. Prévenir ces 3 paramètres d’une trop grande variation, c’est l’assurance d’un compost réussi.

Vous pouvez vous en servir pour vos plantations de fruits et légumes, mais aussi pour votre pelouse ou vos massifs floraux. À noter l’importance d’adapter les quantités à la saison, à votre sol et à la plante.

Avec ses déchets alimentaires, on peut fabriquer du compost par exemple
Avec ses déchets alimentaires, on peut fabriquer du compost par exemple

Le compost partagé

Il vous est également possible de réunir vos voisins de quartier, d’immeuble ou de résidence pour faire du compostage partagé. Comme pour le compostage domestique, il vous permettra de réduire vos déchets de cuisine et d’obtenir un produit de qualité pour fertiliser vos plantes ou jardin de la résidence par exemple. Il permettra également de créer une activité collective au sein de votre quartier et de renforcer les liens entre voisins.

Quelques spécificités sont cependant à prendre en compte. En plus de recevoir l’accord des voisins participant et d’avertir les non-participants de la démarche, une bonne organisation est nécessaire pour mobiliser de manière durable vos voisins. Choisir une personne référente peut être un choix très utile pour assurer le bon déroulement du compostage. Il faut également s’assurer d’avoir une place et une participation suffisante (au moins 15 personnes). Enfin, notez que deux grands bacs seront préférables, étant donné le volume de déchets à traiter, et qu’il est indispensable d’avoir à disposition quelques déchets verts (par exemple des broyats de branches) à mélanger au compost ainsi qu’un seau à fournir à chaque participant pour la collecte des déchets de cuisine.

Le lombricompost

Si vous n’avez que peu de place vous pouvez également recourir au lombricompost. Celui-ci se caractérise par l’utilisation de ver de terre au sein du compost. Grace à eux, il est possible de reproduire en intérieur et plus rapidement les formidables capacités de transformation des déchets alimentaires du compost. Par exemple, avec un lombricomposteur de 30 cm de haut pour 60 cm de long, vous pourrez dégrader 1 kg de déchets de cuisine par semaine. Il vous faudra environ 500 vers pour 100 g de déchets par jour. Faites cependant attention à ne pas mélanger plusieurs espèces de vers. Ils entreront alors en compétition et cela perturbera le bon déroulement du compostage.

Cependant, à l’inverse du compost classique, les vers n’acceptent pas tous les types de déchets alimentaires. Si les épluchures, le pain ou le marc de café ne posent pas de problème, il ne faut pas leur donner de viande, agrumes, produits laitiers, mais aussi ail, oignons ou poireaux. Les aliments très salés ou épicés sont également à proscrire.

Bien placer à l’abri du soleil, de la pluie et du froid en hiver, et en s’assurant que celui reste bien humide, votre lombricomposteur aura le même comportement qu’un compost classique. Mais cette fois, ce sont les vers qui aèrent le milieu et non plus vous. De la même façon donc il faut surveiller votre lombricomposteur. S’il devient trop sec ou à une odeur désagréable, il faudra procéder comme avec un compost classique. Le réhydrater dans le premier cas, ou en ajoutant des vers voire en aérant vous-même dans le second.

On récupère cette fois un liquide par gravité qui peut servir, une fois dilué au 10e, de liquide fertilisant.

Quels matériels pour recycler vos déchets organiques ?

Selon le mode de compostage choisi, vous aurez besoin de différents matériaux.

En tas ou dans un bac ?

Pour le compost classique en extérieur, deux options : le tas ou le bac.

Le compost en tas nécessite moins de matériel puisqu’il suffit de regrouper directement vos déchets sur un tas compris en 50 cm et 1,5 m de hauteur. Il n’y a pas de contrainte sur le volume et on peut en faire plusieurs si nécessaire.

L’autre solution, le compost en bac demande donc un bac. En bois, en métal ou plastique, votre bac définira le volume de compost que vous pouvez créer. Vous pouvez l’acheter, en jardinerie ou grandes surfaces, ou le fabriquez vous-même. Pour cela, vous pouvez vous procurer des planches et rondins en bois pour faire un bac cubique en bois ou un treillis métallique cylindrique que vous entourerez d’une toile par exemple.

Hormis cela, la panoplie classique du jardinier (pelle, pioche, gants…) fera l’affaire. Vous pouvez également vous munir d’un grillage pour le tamisage du compost.

Conseils pour le compost partagé

Dans le cas du compost partagé, il est préférable d’avoir recours au compost en bac dans la mesure où il permet un meilleur contrôle du compost et évite les désagréments que pourrait provoquer un compost non protégé, visible et soumis aux aléas climatiques.

Pour le lombricompost, vous aurez besoin d’un lombricomposteur. Là encore, vous pouvez l’acheter (entre 80 et 180 €) ou le fabriquer. Vous pouvez utiliser un simple bac en plastique, pas trop haut, mais percé afin de permettre l’aération du lombricompost. Les vers se trouvent assez facilement comme dans des magasins de pêche ou grandes surfaces de sports. Ceux de votre jardin ne conviendront malheureusement pas pour le compostage. Il est commode d’utiliser deux bacs. En plaçant le second, au fond troué, sur le premier, et en y ajoutant les déchets de cuisine, les vers vont migrer d’eux-mêmes vers la nourriture vous laissant le premier bac libre afin d’en récupérer le compost.

Comment choisir son composteur ?

Comme nous l’avons vu, l’intérêt de votre compost est de répondre à vos besoins. Vous vivez en appartement ou n’avez pas de jardin ? Optez pour un lombricomposteur ! Vous vivez dans une famille de 4 personnes mais n’avez pas de jardin ? Contactez vos copropriétaires et montez un projet de compost partagé ! Vous avez un jardin ? Toutes les portes vous sont ouvertes !

Gare au vent avec les tas !

Le compost en tas apparaît comme la solution la plus simple à mettre en place. Cette technique de compostage ne demande aucun matériel autre que ceux du jardin. Il n’a pas de contrainte sur le volume. Si un tas de moins de 1,5 m ne suffit pas à vos besoins, vous pouvez facilement en reproduire un second. Et avec la pluie et l’évaporation naturelle, il s’équilibre généralement assez bien.

Malheureusement, c’est un compost exposé. De fortes rafales de vent peuvent perturber sa structure et donc son fonctionnement, le rendant irrégulier. C’est pourquoi le processus pour obtenir un compost mûr est généralement un peu plus long qu’en bac. Il est également exposé à votre regard ou celui des autres, et ce n’est pas du goût de tout le monde.

À l’inverse, le compost en bac est protégé des aléas climatiques et est donc plus rapide, en moyenne 4 à 5 mois. Le compost en bac convient pour de plus petits volumes (moins de 1 000 litres), mais là encore plusieurs peuvent être utilisés, notamment si vous savez les fabriquer vous-mêmes. Utiliser deux bacs à la suite a d’ailleurs son utilité. L’un recevant les déchets frais tandis que le second reçoit le compost en cours de maturation, récupéré dans le fond du premier.

Protection grâce au bac

Il peut demander davantage de surveillance puisque le compost est confiné dans le bac, bien qu’un simple coup d’œil lorsque vous apportez vos déchets de cuisine, et le bon geste correctif en cas de problème, suffisent amplement.

Le compost partagé n’est pas comparé dans le tableau suivant puisqu’il reprend les caractéristiques du compost en bac, auxquelles s’ajoutent celles propres à l’utilisation collective (demande d’organisation et réduction du temps de travail individuel).

Enfin, le lombricomposteur demande également peu d’entretien. Comme pour le compost en bac, l’atmosphère confinée peut être source de surplus d’humidité, mais vous aurez cette fois les vers pour vous aider à maintenir le lombricomposteur sain. Le principal facteur limitant pour le lombricomposteur étant son volume. Idéal pour 2 personnes produisant 1 kg de déchets de cuisine par semaine, il s’avère assez vite dépassé si vous êtes dans une famille nombreuse.

Dispositif
Compost
En tas
Compost
En bac
Lombricompost
CapacitéAjustable, tas facilement reproductibleLimité aux dimensions du bacLimité à 500g – 2kg par semaine
Temps de dégradationLong 6 à 12 moisMoyen 4 à 5 moisCourt 2 à 3 mois
Matériel spécifiqueAucunUn bacUn lombricomposteur
Déchets de cuisine utilisablesTousTousCertains (hormis viande, agrumes et certains végétaux)
GestionTrès peu d’entretienPeu d’entretienPeu d’entretien
Coût0€0€ à 200€0€ à 180€
Comparaison des différents dispositifs de compostage

Où en est-on avec nos biodéchets en France ?

De nombreuses initiatives sont mises en place par les pouvoirs publics afin de réduire le gaspillage alimentaire : les plans et programme de prévention des déchets (PPP), les projets alimentaires territoriaux (PAT) ou encore les plans climat-air-énergie territoriaux (PCAET). La loi anti-gaspillage et économie circulaire de 2020 fixe un objectif de division par 2 du gaspillage alimentaire d’ici 2025 et 2030. Et d’autres loi (LTECV, EGALIM, AGEC…) récentes viennent la soutenir. En 2019, seul un quart des Français déclare ne jamais recycler les déchets compostables.

Depuis 2010, plus de 400 territoires ont réalisé des plans et programmes de prévention des déchets et Zéro Gaspillage Zéro Déchet, menant ainsi près de 4 500 actions de prévention des déchets, dont plus de 300 pour lutter contre le gaspillage alimentaire.

Fertiliser son jardin grâce au compostage de ces déchets de cuisine est une excellente chose. Mais réduire la quantité de nos déchets c’est encore meilleur. Dans un mois a lieu la journée mondiale sans sacs plastique. Préparez-vous pour cette journée quitte à prendre des habitudes en achetant vos produits en vrac. Les sachets en carton sont d’ailleurs compostables !

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