Actions de Arash Derambarsh – Succès et critiques reçues

Auteur d’un Manifeste contre le gaspillage paru fin 2015, Arash Derambarsh a depuis oeuvré pour l’application d’une loi importante. La redistribution d’invendus des supermarchés aux associations caritatives est l’une de ses grandes réalisations. Revenons sur la personne d’Arash Derambarsh, sur la perception de ses actions par les acteurs de la lutte anti-gaspillage.

Une loi anti-gaspillage, un tournant important pour Derambarsh

La loi votée du 3 février 2016 portée par le député PS Guillaume Garot, donc dite « loi Garot » a été l’accomplissement d’un lourd travail de Arash Derambarsh. Celui-ci, depuis des années, lutte contre les lobbies et joue de son réseau pour faire prendre conscience des urgences environnementales. Son fer de lance est celui de la lutte contre le gaspillage alimentaire.
Une quinzaine d’années de parcours politique l’ont aguerri. Celui qui rappelle volontiers avoir redoublé 9 fois, est aujourd’hui élu de Courbevoie (92). Un parcours forgeur de motivation pour celui qui parvient à faire voter une loi et à affronter des lobbies européens.

De fervents opposants à Derambarsh et à sa loi antigaspi

Depuis fin 2014, Aram Derambarsh a organisé de nombreuses collectes ainsi que des opérations de reversement à des personnes démunies. Deux pétitions feront parler de lui, relayée notamment par l’acteur Mathieu Kassovitz.

Cet élan d’actions a priori positives a été décrié. La personnalité du militant Derambarsh, présentée comme celle d’une homme assoiffé de reconnaissance médiatique, lui a été reprochée. Mais surtout, c’est l’objectif de sa pétition, qui a ensuite amené à l’application d’une loi, qui est vivement remis en cause.

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Les griefs des associations caritatives contre cette loi Garot

Largement critiquée par les associations caritatives, cette loi présente plusieurs inconvénients.

Les GMS se déresponsabilisent

En légalisant l’action d’une grande ou moyenne surface (GMS) sur les stocks à devoir transmettre à des associations, ce sont in fine des calculs d’intérêts qui sont mis en place, avec à la clé une image positive donnée au groupe, et l’application de réductions fiscales. Le relation est de fait biaisée.
La crainte émise est donc une déresponsabilisation des grandes surfaces à l’égard de la cause que cette loi leur font défendre.

Tri et logistique oubliés par cette loi ?

Un autre point éludé par cette loi est la gestion des flux logistiques de denrées alimentaires, et par la même occasion des travailleurs. Qui en prend la charge, comme celle-ci doit-elle être organisée ? En outre, comment est géré le tri des produits alimentaires ? Enfin, sur le plan de la relation et du respect du travail des associations en place, une telle loi amène les grandes surfaces à supplante une grosse partie du travail des « glaneurs », ces personnes qui viennent glaner les invendus auprès des magasins.

L’interrogation quant à cette loi porte surtout sur la cause racine qu’est la surproduction. En quoi celle-ci sera réduite si les GMS continuent de trouver leur intérêt dans la distribution des mêmes surquantités, que ce soit par la vente à des clients finaux ou par l’écoulement à des associations caritatives, dans un schéma qui ne modifie en rien leur activité ?

By Lolo

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